Histoire

Un peu d’histoire

Au début de l’ère industrielle, nos régions ont vu naître des fanfares subsidiées par des entreprises.

La première station ferroviaire d’Ottignies est mise en service en 1855 et reçoit un bâtiment provisoire en 1858. En 1860, le chef de gare d’Ottignies réunit les musiciens, membres de son personnel et ceux de la filature toute proche (sur le territoire de l’actuel Céroux-Mousty) pour faire de la musique ensemble, sous la direction du directeur de la filature. 

En 1862, le groupe de plus de 35 musiciens réunis en fanfare (cuivres et percussion), se choisit le nom de « La Concordia ». En 1880 est fondée aussi la fanfare « Les Amis réunis de la Concordia ». Dès le début, la commune d’Ottignies soutient les musiciens.

1865 Le Baron Paul Henri Dominique de Marcq de Tiège, bourgmestre, devient Président d’Honneur et offre, à la fanfare, une première bannière (losange en velours grenat, nom de la société en lettres d’or). Elle participe à divers concours, festivals et cérémonies dont celles qui célèbrent le 50ème anniversaire de la Belgique.

1879 Le Comte Ferdinand du Monceau de Bergendal est Président d’Honneur. La commune subsidie les deux sociétés musicales. Peu après, elles se réunissent en une seule, « La Fanfare Concordia ».

1902 Sa Majesté le Roi Léopold II confère le titre de Royale à la Fanfare Concordia pour son 50e anniversaire. On parle, dès lors de « Fanfare Royale Concordia ».

La 1ère guerre mondiale guerre porte un rude coup à la fanfare qui disparaît jusqu’en 1918. Ce sera la même chose avec la seconde guerre. Sa reformation dès 1945 est lente et difficile.

1957 Il faut l’énergie et le talent de quelques musiciens dont le saxophoniste Camille Ancion, et le soutien de Yves du Monceau de Bergendal et de l’administration communale pour que renaisse l’ensemble devenu « Harmonie Royale Concordia » par l’adjonction de bois.

1959 L’arrivée, à la tête de l’orchestre, du dynamique et enthousiaste clarinettiste Marcel Ancion, frère de Camille, relance l’Harmonie dans des conditions bien difficiles. L’orchestre gagne des prix internationaux prestigieux et reçoit l’appui de l’administration communale. Il s’adjoint, pour un temps, un orchestre à cordes dirigé par Madeleine Delobbe et devient « Philharmonie ».

Le Comte Yves du Monceau de Bergendal (1922-2013), bourgmestre d’Ottignies de 1959 à 1989, et l’un des pères fondateurs de Louvain-la-Neuve, Président d’Honneur de la Philharmonie Royale Concordia d’Ottignies-LLN a été un soutien indéfectible.

Depuis 1995, le corniste Philippe Durant, le trompettiste Roland de Klippel, le clarinettiste et percussionniste Pol Dusart et, actuellement Serge Cange, ont permis à l’orchestre « Philharmonie Royale Concordia d’Ottignies-Louvain-la-Neuve » de progresser. Des synthétiseurs ont également été introduits.

L’orchestre mêlant des musiciens amateurs de tous âges et horizons se développe continuellement. Il est rejoint, dès septembre 2016, par des jeunes de l’ « Académie de Court-Saint-Etienne & d’Ottignies-LLN » dont c’est un cours complémentaire.

Notre orchestre s’est fait connaître en Belgique (Gand, Puurs, Merchtem, Bruxelles, Villers-la-Ville, Charleroi, Houyet, Dinant, Mons, Bouillon, Beloeil, Opheylissem, Jette, Court-Saint-Etienne, Wavre, Jauche, Grez-Doiceau, Rixensart,…) à l’étranger (Esslingen, Garmisch Partenkirchen, Emerthal (D), Hythe, York et Sheffield (GB), Luxembourg, Malte, Jassans Riottier et Rennes (F), Aroza CH), …

Les présidents ayant succédé à Camille Ancion sont Paul Urbain, Yves Rousseaux, Georget Willems, Daniel Fivez, Bénédicte Pochet et actuellement c’est Jean-Pierre Cosy qui, avec l’aide précieuse du conseil d’administration, du  directeur musical et de volontaires, gère l’ensemble musical.

Tous ceux qui jouent d’un instrument à vent, de la percussion, ou encore des claviers ou de la basse sont les bienvenus. Nous répétons le samedi matin de 9h à 12h dans la Grange du Douaire au n°2 de l’Avenue des Combattants à Ottignies.

Si vous passez par-là n’hésitez pas, entrez !